La défaite des démocrates en Virginie, un revers électoral majeur pour Joe Biden

A un an des élections de mi-mandat, la victoire des républicains pour le poste de gouverneur de l’Etat diffuse une onde de choc dans le camp présidentiel, renvoyé à ses divisions.
Dans le vocabulaire électoral, les démocrates ont le choix. Désillusion, déroute, claque ? Chaque terme se défend à la vue des résultats en Virginie, mardi 2 novembre, où se jouait le poste de gouverneur. Dans cet Etat proche de Washington, la capitale fédérale, où Joe Biden l’avait emporté de dix points à la présidentielle de 2020, le républicain Glenn Youngkin a devancé le démocrate Terry McAuliffe, ancien gouverneur. Le nouveau venu millionnaire a défait le vétéran (50,9 % contre 48,4 % après 98 % des voix dépouillées) en imposant ses thèmes, dans un langage policé, tout en s’inscrivant dans la guerre culturelle initiée par la droite conservatrice.
Ce scrutin était un test crucial pour les deux partis, un an avant les élections de mi-mandat. Terre républicaine pendant près d’un demi-siècle, la Virginie a basculé dans le camp démocrate à compter de 2008. Mais les électeurs ont aussi pris l’habitude de sanctionner le parti au pouvoir à Washington, en choisissant un gouverneur du camp opposé, comme en 2009, un an après l’élection de Barack Obama. Les sondages annonçaient un scrutin très serré. Le succès clair de Glenn Youngkin diffuse une onde de choc dans le Parti démocrate, renvoyé à ses divisions. Il relance aussi le débat, côté républicain, sur l’intérêt de parier exclusivement sur Donald Trump pour reprendre les deux chambres au Congrès, puis la Maison Blanche en 2024.
Trois constats s’imposent : le manque d’attrait du candidat démocrate, ancien apparatchik du parti associé à l’ère Clinton ; le flair du vainqueur, qui a su garder ses distances avec Donald Trump ; et, enfin, la démobilisation d’une partie de l’électorat qui avait voté Biden en 2020, déçue par les faibles résultats de l’administration. Glenn Youngkin a réussi à créer une véritable dynamique, réduisant l’écart de façon spectaculaire avec les démocrates dans la périphérie des grandes villes – comme autour de Richmond –, tout en accroissant la marge considérable du Grand Old Party dans les comtés ruraux. Le républicain misait sur une démobilisation bleue, son calcul s’est révélé juste. L’effet repoussoir de Trump ayant disparu, l’électorat féminin et les minorités ne se sont pas aussi massivement rangés derrière le démocrate qu’en 2020, à la présidentielle.
Source: bbc.com
![Les chargeurs de grande capacité resteront légaux en Californie suite à la décision d'un juge vendredi, citant un cambriolage au cours duquel une femme avait utilisé les balles supplémentaires dans son arme pour tuer un agresseur et deux autres femmes sans munitions supplémentaires avaient manqué de balles. Les chargeurs d'armes à feu sont toujours légaux en Californie Un juge du sud de la Californie a annulé vendredi une loi californienne sur le contrôle des armes à feu que le gouverneur Gavin Newsom avait défendue il y a trois ans, estimant que l'interdiction des chargeurs à grande capacité était inconstitutionnelle. "Les droits individuels et la liberté ne sont pas des concepts démodés", a écrit Roger Benitez, un juge de district de San Diego. Il a qualifié la loi qui aurait interdit de posséder des chargeurs contenant plus de 10 balles d'inconstitutionnelle. Dans une décision sensationnelle de 86 pages - qui s'ouvre sur trois vignettes sanglantes relatant de véritables cambriolages avec effraction et saluant les bienfaits des balles à notre disposition - Benitez écrit moins comme un juge que comme un pamphlétaire du lobby des armes à feu. Dans sa décision, Benitez détaille plusieurs récits de personnes se défendant contre des effractions qui se retrouvent à court de munitions en tirant sur les malfaiteurs. Il laisse entendre qu'elle auraient pu bénéficier de chargeurs de grande capacité. Il déclare également qu’en 2017 seulement, "39 millions d’habitants de la Californie ont été victimes de 56 609 vols, 105 391 voies de fait graves et 95 942 cambriolages résidentiels. En outre, 423 homicides ont été commis dans les résidences des victimes". “L’interdiction des chargeurs choisit arbitrairement 10 balles comme capacité de chargeur dont la possession est illégale. […] L’interdiction des chargeurs de plus de 10 balles équivaut à l’interdiction de toute une catégorie "d’armes" choisies en très grande majorité par des citoyens américains dans un but légitime de légitime défense", explique-t-il. Benitez souligne que l'objectif déclaré de l'interdiction des chargeurs de grande capacité - réduire la létalité des fusillades de masse - est lié à un petit sous-ensemble de crimes "extrêmement rares" : des cas dans lesquels la nécessité de changer de chargeur crée une "pause critique" au cours de laquelle l'auteur des faits pourrait être maîtrisé ou ses victimes pourraient s'échapper. Les utilisations défensives des armes à feu sont beaucoup plus courantes et, au début du texte de sa décision, Benitez décrit plusieurs cas dans lesquels avoir eu plus de 10 balles aurait pu constituer une différence cruciale. "Du point de vue d'une victime qui tente de défendre son domicile et sa famille", explique-t-il, "le temps nécessaire pour recharger une arme après le dixième coup pourrait être qualifié de "pause mortelle", car il faut généralement beaucoup plus de temps à la victime pour re-charger (quand elle y arrive) qu’à celui qui planifie une attaque." La NRA soutient totalement la décision La loi californienne interdit d'acheter ou de vendre de tels chargeurs depuis 2000, mais ceux qui en avaient auparavant ont été autorisés à les conserver. La National Rifle Association (NRA), qui a soutenu le procès, a salué cette décision comme une "grande victoire pour les propriétaires d'armes à feu".](https://gp1.digital-extend.com/wp-content/uploads/2019/04/Un-juge-federal-declare-inconstitutionnelle-linterdiction-des-chargeurs-darmes-a-feu.jpg)